La DMG, dès le début une merveille...

Les fondateurs de la DMG: Hans et Pauline Beck
Les fondateurs: Hans et Pauline Beck
La petite mansarde à Stuttgart-Korntal était le bureau et au même temps un appartement de la DMG
Le premier bureau de la DMG
Le protocole de la fondation de la DMG
Le protocole de la fondation de la DMG
Travaillant dans le bureau un soir
Hans Beck avec un collaboratrice

Avec ses 350 missionnaires dans plus de 70 pays, la DMG est la plus grande mission protestante en Allemagne. Elle a été fondée en 1951 en Suisse. Dans les années d'après guerre, la DMG a développé un modèle missionnaire qui est devenu exemplaire.

Fondation de la DMG
Après la fin de la dictature de Hitler, les Allemands n'étaient pas bien vus dans le monde. Déjà pendant la guerre, beaucoup d'Allemands – même les missionnaires – ont été interné ou expulsés des autres pays. Malgré cela, les chrétiens allemands des églises évangéliques et protestantes voulaient continuer à apporter la Bonne Nouvelle aux autres peuples. L'impulsion pour la fondation de la DMG a été donnée lors d'une conférence missionnaire en 1951 à l'école biblique « Beatenberg » en Suisse qui avait réuni entre autres des pasteurs et des étudiants allemands. Lors de cette conférence, la directrice de cette école biblique, Gertrud Wasserzug, a rassemblé les participants allemands et les a mis au défi de réfléchir de quelle façon ils pouvaient faire avancer la mission dans le monde. Spontanément, l'Association Missionaire Allemande (Deutsche Missionsgemeinschaft - DMG) a été fondée à l'image de la SMG (= Association Missionnaire de Suisse).

Départ du couple Liebenau à Éthiopie. Plus tard, Gottfried Liebenau devient le directeur de la mission.
Départ du couple Liebenau à Éthiopie
En 1953, Helmut Gaertner va comme premier missionaire à l'Espagne et au Maroc. Plus tard, il était un des fondateurs de Radio Evangile (ERF) en Allemagne.
Helmut Gaertner, le premier missionaire
Elisabeth Schell était la première collaboratrice dans le bureau.
La première collaboratrice Elisabeth Schell
Plus collaboratrices viennent: Martha Beier et Hilde Heckeler
Martha Beier et Hilde Heckeler

La nécessité de partenaires
La stratégie de la première heure de la DMG était de ne pas créer elle-même des structures sur le champ de mission mais de profiter de celles qui existaient déjà et de collaborer avec les églises locales ou avec des oeuvres missionnaires expérimentées. Il faut dire qu'à l'époque les Allemands qui voulaient créer une nouvelle organisation à l'étranger ont rencontré beaucoup plus de difficultés que ceux qui ont intégré une des organisations existantes.

Les premiers missionaires
La DMG applique donc un modèle de partenariat qui est aujourd'hui très répandu mais qui était nouveau à l'époque. Autrefois, les missions avaient l'habitude de « conquérir » elles-mêmes un champ de mission et d'envoyer seulement leurs propres missionnaires. Plus d'un champ missionnaire a été « laboré » par des organisations très diverses qui se connaissaient parfois à peine. Or, depuis ses débuts, la DMG a cherché à collaborer avec des organisations partenaires. Le premier missionnaire de la DMG à être envoyé était Helmut Gaertner qui est parti en Espagne en 1953 (plus tard il est devenu un des fondateurs de Radio Evangile en Allemagne). Au début, le bureau de la DMG a dû se contenter d'un petit appartement sous le toit dans une maison à Korntal. De plus, cet appartement servait de logement pour toutes les collaboratrices. Comparé à ces débuts modestes, le siège actuel de la DMG paraît vaste. Le château du Buchenauerhof près de Heidelberg, qui est entouré d'un terrain de golfe privé, offre beaucoup d'espace à l'administration, aux missionnaires en congé (Heimatdienst), aux candidats missionnaires ainsi qu'aux invités. Mais quand on regarde derrière les coulisses, on se rend compte que les collaborateurs ont gardé un style de vie modeste.

Bientôt, l'accent du travail de la DMG était en l'Éthiopie. Beaucoup de personnes sont venus à la foi.
Les premiers missionaires
Manfred Bluthardt était missionaire au Chili pour plusieurs ans.
Manfred Bluthardt au Chili
Lotte Kornmann a travaillé avec les Indiens Kajapo dans le forêt tropicale au Brésil
Lotte Kornmann au Brésil
Marie Keil a vendu sa maison pour faciliter la construction d'un siège à Stuttgart-Möhringen
Marie Keil a vendu sa maison ...

Une Fiat comme voiture de service
La modestie fait partie des principes de la DMG et le directeur Detlef Blöcher donne l'exemple puisqu'il a une petite Fiat comme voiture de service. Au niveau international, des missionnaires de la DMG ont été des pionniers à beaucoup d'endroits. Ainsi, ils ont apporté le message chrétien à des peuples qui ne l'avait jamais entendu comme par exemple les Goudchi en Ethiopie, les Madiha au Brésil et les Kol en Nouvelle-Guinée.

Dépendance de Dieu
Au Bangladesh, la DMG a aidé à ouvrir le premier institut théologique qui enseigne dans la langue du pays, le Bengali. Au Chili, un collaborateur de la DMG a aidé à la construction de la première œuvre missionnaire du pays. Au nord de la Thailande, un centre culturel chrétien a été ouvert qui intègre des personnes en difficultés, p.ex. des prostitués dans la vie professionnelle. La DMG a un budget annuel de environ 10 millions d'euros. Seulement 30% de ces dons sont des virements automatiques (sur lesquels ont peut compter à l'avance), 70% sont des dons spontanés. « Nous vivons donc dans la dépendance totale de Dieu », comme le dit le directeur.

La prière, l'encontre personal avec Dieu, est importante pour la DMG dès le début.
La prière est importante pour la DMG
Le siège est un lieu où on prie beacoup pour les peuples du monde.
Un lieu de la prière pour le monde
Des visiteurs des autres pays enrichent la vie chez la DMG, comme évêque Birech de l'église africaine de l'intérieur.
Beaucoup de visiteurs d'autres pays
Marthe Sörvig a travaillé au Bhoutan
Marthe Sörvig a travaillé au Bhoutan
Joachim et Elizenaide Stölting ont travaillé avec des Indiens Madiha au Brésil.
Joachim Stölting au Brésil

L'importance de la prière
Cette dépendance se voit également à l'importance qui est accordé à la prière. Les collaborateurs consacrent la première heure de chaque jour ouvrable à la prière, c'est-à-dire ils remercient Dieu pour le soutien et ils intercèdent concrètement pour les besoins de la mission et des missionnaires.

« La seule entreprise où l'on est payé pour prier »
C'est la raison pour laquelle un journal a écrit sur la DMG que c'était « la seule entreprise où l'on est payé pour prier. » Les dimanches de prière, les nuits de prière et les cellules de prière de la DMG soutiennent ce travail de l'intercession. Une autre chose qui est inhabituelle : Les missionnaires ne reçoivent pas leur salaire de la part d'une église ou de l'œuvre missionnaire mais ils doivent se constituer un cercle d'amis qui les soutiennent. Pour cela, le principe de fonctionner « en commun » de la DMG les aide. Tous les missionnaires s'entraident, ce qui facilite surtout le début pour les nouveaux missionnaires. On les autorise déjà à commencer leur travail missionnaire quand le cercle d'amis qui les soutient couvrent seulement 60% de leurs besoins financiers mensuels. Le reste du financement sort du tronc commun de la mission.

Manfred A. Bluthardt était directeur de la DMG de 1991 à 2000.
Manfred Bluthardt, directeur de 1991 à 2000
Quand le rideau de fe est tombé, toutes les portes à l'Europe de l'Est et à l'Asie centrale sont tout-à-coup ouvertes.
L'Europe de l'Est s'est ouvert pour la mission
Baptême des nouveaux chrétiens en Lituanie – des fruits du travail du couple Hägele
Baptême des nouveaux chrétiens en Lituanie
Frank Bosch compose et sonorise avec un chœur d'enfants des chansons chrétiennes en Croatie.
Frank Bosch en Croatie

Un pont entre des pays du monde
Etant donné que la DMG ne fonde pas ses propres structures à l'étranger, elle ne s'entend pas comme une œuvre missionnaire proprement dite. Elle se voit comme un pont entre les églises en Allemagne et les champs missionnaires dans d'autres nations. L'idée de base est d'aider les églises locales à remplir leur vocation missionnaire et de les sensibiliser à la mission.

« On ne peut pas déléguer l'ordre missionnaire »
Cela se fait aussi par le biais de petites brochures. La DMG a p.ex. rédigé des traités qui donnent des réponses sur des objections courantes telles que « La mission détruit-elle la culture ? » ou « Envoyez-nous de l'argent plutôt que des missionnaires. » L'équipe qui soutient le directeur de la DMG a pour but de redonner aux chrétiens en Allemagne conscience de leur responsabilité pour le monde. « On ne peut pas déléguer l'ordre missionnaire » dit le directeur de la DMG. Celui qui ne devient pas missionnaire à plein temps peut soutenir des missionnaires d'une façon ou d'une autre et partager le message de Jésus dans son entourage personnel.

Dès 2000, Dr. Detlef Blöcher est directeur de la DMG et il développe la mission dans de nombreux domaines.
Dr. Detlef Blöcher est directeur de la DMG
L'Asie, l'Orient et l'Afrique du Nord deviennent le nouveau accent de la mission.
L'èvangile pour les peuples non-atteints
Après sa mort en 2009, Dr. Ursula Schmitz, médecin avec la DMG en Pakistan, a reçu la plus haute médaille pour le mérite du pays de Pakistan.
Médecin Dr. Ursula Schmitz en Pakistan
Le programme pour les 50 ans et plus donne chrétiens avec expérience la possibilité de servir dans la mission.
Programme pour les 50 ans et plus

Racines d'un directeur d'une mission
Detlef Blöcher n'a pas toujours été autant enthousiaste pour la foi chrétienne. Cet homme est issu d'une famille piétiste mais pendant sa puberté il a rompu avec ses origines chrétiennes. Il a passé le mois de mai 1968 à l'université de Paris lorsque les émeutes d'étudiants ont commencé. Après son retour à Francfort, il a organisé des grèves scolaires avec des amis socialistes. « J'étais rempli de haine, » dit il, « contre les choses établies, contre mes parents et contre l'exploitation dans la société. » Cependant, après deux ans, il s'était rendu compte qu'il n'était pas capable lui-même de vivre l'amour et la justice.

« C'est moi le problème »
« J'ai compris que le problème n'était pas la société, mais que le problème c'était moi. » Detlef Blöcher a compris que Jésus-Christ veut changer les cœurs. En 1970, il a commencé à vivre en chrétien. Detlef Blöcher a étudié la physique, il a fait son doctorat dans la recherche concernant la thérapie de rayon pour les patients qui ont le cancer, il a épousé une doctoresse en pharmacie et il est aujourd'hui père de trois enfants. Depuis 1985, il travaille pour la DMG. Son premier champ missionnaire était la péninsule arabe où il a travaillé comme scientifique tout en témoignant de sa foi aux musulmans en privé. En 1990, Bruno Herm qui était le directeur de la DMG a fait appel à Detlef Blöcher comme son assistant. Neuf mois plus tard, lorsque Bruno Herm est décédé, Manfred Bluthardt a pris la direction de l'œuvre et Detlef Blöcher est devenu son représentant, puis en 2000 il lui a succédé.

Il y a nouvelles églises chrétiennes dans tout le monde.
Chrétiens en Asie célébrent Dieu
Même dans le Proche-Orient, il y a des départs.
On voit des départs dans le Proche-Orient
Chrétiens des pays du Sud assument la responsabilité pour la mission.
Des églises dans les pays du Sud
Nous voulons faire progresser le nouveau mouvement de mission en Amérique du Sud.
Une jeune Argentine

Les études et la mission
En ce qui concerne le bagage professionnel des missionnaires, la DMG est particulièrement souple. Dans certains pays asiatiques, il est obligatoire d'avoir une maîtrise pour recevoir un visa mais dans d'autres pays on peut travailler sans posséder un diplôme universitaire. Detlef Blöcher voit comme un bon principe celui d'une mission partenaire aux Balkans, qui fait faire à ses missionnaires des cours par correspondance à côté de leur ministère. « Si les gens étudient dans leur pays de destination, ils risquent moins de perdre leur amour pour les perdus. »

Detlef Blöcher souhaiterait que la théologie et la science de la mission soient vues comme une unité. Selon lui, cela correspond à l'idée de la Bible. Par exemple, l'épître de l'apôtre Paul aux Romains, qui est un des textes clés de la théologie des réformateurs, n'est rien d'autre que la demande d'un missionnaire à recevoir le soutien de l'église de Rome.

Le nouveau millénaire est empreint de mission dans la mégapole.
Mission dans la mégapole
Qui va aider les hommes et les dire le message de la Bible?
Les hommes ont bésoin de Jésus-Christ
Vienne: des chrétiens chantent des chansons dans le tram.
Mission en Europe devient plus important
Notre école dans le bidonville de Nairobi donne une future à les enfants.
Enseigner des enfants dans le quartier pauvre

« Voilà ce que Dieu a fait »
Le 23 septembre 2001, la DMG a fêté ses 50 ans au Buchenauerhof et elle a accueilli non seulement plus de 2000 visiteurs mais aussi de nouvelles personnes intéressées par la mission. Tous les ans, il y a entre 10 et 20 nouvelles personnes qui partent pour la première fois en mission. En vue de l'histoire bénie de leur organisation, les responsables de la mission ont trouvé un motto qui correspond bien au nom de la mission: « Das machte Gott » (Voilà ce que Dieu a fait).